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Élisa Davaillon

Doctorante en Économie du développement

Portrait

Cela fait 8 mois qu’Élisa Davaillon a rejoint Bordeaux Sciences Économiques (BxSE). Elle est venue pour effectuer sa thèse en Conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre), un dispositif qui lui permet de travailler avec une entreprise. Dans son cas, il s’agit de Tanalah Monitoring, une filiale du cabinet de conseil Red Mangrove Development Advisors spécialisée dans l’étude de la qualité de l’emploi. Ainsi, elle travaille dans deux endroits différents : deux jours dans le laboratoire et trois en entreprise. Mais où qu’elle soit, Élisa avance sur sa thèse qui s’intitule « Mesurer et promouvoir la qualité de l’emploi : une approche multidimensionnelle et contextualisée au service du travail décent. » 

Pas si nouvelle que ça.

Originaire de La Rochelle, elle étudie à l’université de Poitiers en économie et gestion. Elle déménage à Bordeaux pour son master 1 en économie du développement et poursuit en master 2 avec le parcours Économiste, analyse des données du développement (EADD). Son master s’effectuant dans le même bâtiment que celui de BxSE, elle connaissait la bibliothèque et ses futurs collègues qui étaient ses enseignant·e·s, avant de commencer son doctorat. Parmi eux, il y avait François Combarnous, son directeur de thèse actuel, et Mael Astruc–Le Souder, récemment devenu docteur. [Portrait de Mael]. Elle a pu être à l’aise dès son arrivée : « J’ai été vite en lien avec les doctorants cette année, vu que je les connaissais du master. »

«Ce cours, je l’ai vraiment adoré. »

C’est grâce aux cours de son directeur de thèse, François Combarnous, qu’Élisa se passionne pour l’économie du travail. En effet, elle se souvient : « En master, on a eu un cours sur les notions de travail et de développement […] et ce cours, je l’ai vraiment adoré. François est tellement passionné quand il enseigne que j’ai été prise par ce sujet-là ». Heureusement, dans sa recherche de stage de master 2, elle trouve une entreprise qui a développé des outils et des recherches sur cette thématique : Tanalah Monitoring. « Durant mon stage, j’ai trouvé des brèches de recherches qui pouvaient être faites », a-t-elle déclaré. C’est ainsi qu’elle a construit son sujet de thèse en collaboration avec l’entreprise et François Combarnous.

Bâtiment de Tanalah Monitoring à Bordeaux © Élisa Davaillon

Tout en double !

Deux locaux, deux bureaux, deux fois plus de collègues, deux fonctionnements, et deux ambiances différentes ? Cela ne dérange pas Élisa, « Mes activités ne changent pas en fonction du lieu où je suis […] Juste ça change d’environnement. » Elle trouve ce fonctionnement stimulant et que « les semaines passent un peu plus vite que si tu es tout le temps au même endroit à voir tout le temps les mêmes personnes. » D’autant plus que si elle a des questions, elle peut voir son directeur de thèse ou son supérieur de l’entreprise dans la même semaine et avoir plus d’avis. 

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« Dans le cadre du contrat Cifre, c’est plus compliqué de déborder. »

Le contrat Cifre ne peut pas se prolonger comme les contrats de doctorats classiques, elle doit donc finir sa thèse en trois ans. Étant donné qu’une thèse dure généralement plus longtemps en économie, elle ne doit surtout pas être en retard. Pour l’aider, elle a établi son calendrier de travail dès le début, « [elle a] des journées assez cadrées vu qu’en entreprise [il y a] des horaires à peu près fixes », avec du 9h/9h30 – 17h30/18h, et a un suivi régulier avec son équipe sur les avancées de ces recherches. En cette première année de doctorat, elle doit lire des articles et préparer les collectes de données qui seront réalisées l’année d’après, en Côte d’Ivoire. Ensuite, les résultats seront exploités jusqu’à sa dernière année de thèse. Celle-ci se terminera par le rendu écrit de sa thèse et sa soutenance. Avec ce programme, elle assure que « c’est plus compliqué de déborder. » Ainsi, le fonctionnement d’un contrat Cifre lui permet d’anticiper les étapes de sa thèse et d’être confiante pour respecter le délai.

Un choix difficile.

Avec son stage de master 1, effectué à BxSE et ses travaux académiques, Elisa avait eu un premier aperçu du monde de la recherche. Elle affirme que « ça [lui] a donné une idée de ce que c’est le travail dans la recherche et c’est pour ça [qu’elle voulait] avoir le côté entreprise [qu’elle n’avait] pas encore eu ». C’est pourquoi elle a effectué son stage de fin de master dans une entreprise ayant un pôle de recherche et développement. À l’issue de celui-ci, elle espérait pouvoir choisir entre le monde académique et l’entreprise, mais la réponse n’a pas été évidente. La question a donc été reportée dans trois ans avec le contrat Cifre. Élisa a conscience de cela : « C’est pas mal le principe d’être entre la fac et l’entreprise, mais au final, il faudra bien choisir. » En revanche, elle a une certitude aujourd’hui : son choix déterminera son avenir professionnel et elle veut être sûre d’avoir trouvé sa place. 

Publié le 24 septembre 2026.

Élisa Davaillon

Tanalah Monitoring