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Mael Astruc–Le Souder
Docteur en économie du travail et comportemental
Portrait
Mael Astruc–Le Souder, originaire de Rennes, est désormais docteur à Bordeaux Sciences Économiques. Il a soutenu sa thèse, le 18 juin 2026, intitulée « Migration, Signal, et Confiance : Trois Essais en Économie du Travail et Comportementale ». Aujourd’hui, il est data scientist au ministère de l’Éducation nationale.
Etudiant à l’ENS mais pas que…
Avant de découvrir Bordeaux pour son doctorat, Mael a suivi une classe préparatoire à Rennes en économie, en vue d’intégrer l’École normale supérieure (ENS) Cachan, aujourd’hui ENS Paris-Saclay. N’ayant pas réussi le concours la première année, il se dirige vers un magistère à l’université de Paris 1. L’année d’après, il parvient à entrer à l’ENS. Il y effectue une année de Licence 3 (L3) en sociologie, il reconnaît que c’était « un peu abrupt de commencer en L3 », ne l’empêchant pas de valider son année. Après cette parenthèse, il revient à l’économie pour son master à l’École d’économie de Paris (PSE). Son parcours d’étude, à l’image de sa thèse, reflète sa personnalité : il n’hésite pas à explorer d’autres voies pour assouvir sa curiosité. Une approche qui lui donne, aujourd’hui, des atouts supplémentaires pour atteindre ses objectifs.
Un séminaire décisif.
Mael se souvient qu’après son master, alors qu’il était assistant de recherche à PSE, il est venu à un séminaire décisif pour sa carrière, chose qu’il ignorait à ce moment-là. Après avoir confié à son enseignant : « Je voudrais bien faire une thèse, mais plutôt en dehors de Paris », celui-ci lui répond : « Je vais te présenter le chercheur qui est là, il cherche potentiellement des doctorants à Bordeaux. » Ce chercheur était Olivier Bargain, économiste à BxSE. Suite à leur échange, Mael lui a soumis son projet de thèse. Séduit, Olivier a accepté de l’encadrer, aux côtés d’Isabelle Chort, économiste à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA). C’est ainsi que Mael est venu découvrir Bordeaux pour son aventure doctorale.

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« J’ai envie de savoir. »
Son sujet de thèse initial portait sur l’impact des migrations sur le marché du travail en Espagne, « Mais… après on m’a proposé des projets…que j’ai dit oui », précise Mael. Parmi tous ceux entamés, seulement deux ont abouti pour compléter sa thèse. En effet, il a rencontré certains obstacles caractéristiques de la recherche : la difficulté à recueillir les données et l’impossibilité de financer son projet. Pourtant, il était prêt et avait déjà effectué de nombreuses heures de lecture pour construire ses sources et nourrir sa réflexion. La curiosité l’a poussé à explorer d’autres projets, car comme il le dit : « J’ai envie de savoir. » Et n’est-ce pas ça, l’essence même de la recherche ? Heureusement pour lui, il a pu obtenir des financements pour deux projets qui composeront les deux autres chapitres de sa thèse : l’influence de la mention obtenue en master sur la vie professionnelle des diplômés et l’impact des menaces sur la confiance et l’espoir. Enfin, s’il devait revenir en arrière, il admet qu’il serait resté « focalisé sur un sujet. »

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Une journée dans la vie d’un·e doctorant·e à BxSE.
Mael raconte sa journée avec une voix calme et posée : « J’arrive le matin, je prends un café, je me mets sur l’ordi, jusqu’à midi, un baby-foot ou pas, et je me remets à bosser, baby vers 16h quand le 3ème étage vient frapper au bureau, je me remets à bosser et en général je partais à 21h. »
C’est donc aux alentours de 10h que Mael arrive au bureau. Il le partage avec deux autres doctorants : Maxime Pellissier, présent depuis deux ans, et Béka Lomidze qui avait commencé sa thèse deux semaines après Mael et qui soutiendra aussi deux semaines plus tard. Lorsqu’il dit : « se mettre à l’ordi », cela peut signifier passer ses journées à nettoyer les données pour pouvoir les analyser, faire des estimations, rédiger sa thèse ou répondre aux mails. Alors, pourquoi débaucher à 21h ? « Parce qu’en fait après 21h, il y a l’alarme qui est déclenchée », explique-t-il sans réaliser que ça peut paraître surprenant de finir aussi tard. Au total, il effectuait des journées de 9 heures, rythmées par les temps de travail et les moments agréables de la vie du laboratoire. C’est finalement cette ambiance qui l’a porté durant toutes ces années à BxSE.
« Objectif : trouver un emploi, idéalement dans la recherche. »
Ensuite ? Mael reste toujours curieux, une qualité indispensable dans le domaine de la recherche. Son travail de thèse lui a ouvert de nouvelles pistes de recherche. C’est donc tout naturellement qu’il souhaite poursuivre dans cette direction, avec un « objectif : trouver un emploi dans la recherche. » Pour y parvenir, la diversité de ses expériences, acquise de ses nombreux projets, pourrait bien faire la différence. En effet, la concurrence est rude, les candidats dont la thèse correspond précisément au sujet étudié sont privilégiés. Heureusement pour lui, Mael a trois sujets de thèses à son actif. Sa curiosité intellectuelle et son ouverture d’esprit seront des atouts majeurs.
Publié le 24 septembre 2026.